Essai de kayak .. Avant d’acheter

Choisir un kayak n’est pas si facile .. réaliser un cahier des charges composé des exigences dans un ordre décroisant est déja une bonne façon de  limiter les modèles  à comparer ..

Au risque de se répéter : Budget , dimensions , stabilité , performances , matériaux , pliabilité ou non etc …. 

Par exemple si mon garage ne mesure que 4,70 inutile de tester les bateaux de plus de 5metres …..

Si je dispose d’un budget de 1000 euros inutile d’essayer les bateaux en carbone fragiles et très couteux !

Pour comparer efficacement il faut prendre des constantes : la pagaie , l’état de la mer et du vent , une distance de référence ( ou un temps de pagaie ) ,  et une condition physique approximativement identique . 

Pour les mesures , pour ma part , j’utilise un GPS étanche assez ancien , c’est largement suffisant . 

Pourquoi mesurer ou estimer ? Et quoi? 

Un kayak à une vitesse de croisiere  idéale au de la de laquelle pour gagner un demi km/h l’augmentation de l’effort à pagayer devient très important . Une vitesse critique (maximale) du bateau est également mesurable ; cela présente un moindre intérêt mais est faisable , ne serait- ce que pour affronter un courant contraire, de façon ponctuelle . 

Évaluer sa  vitesse de croisière personnelle avec ce  bateau permettra de naviguer longtemps sans dépasser ses limites physiques . Cela permet également de planifier des sorties dans des limites raisonnables de distances et de sécurité .

Analyser  son passage dans le clapot , sa tendance à taper dans une mer formée ou au contraire à passer au travers de la vague en mouillant le pont ….( d’où une bonne jupe en néoprène très conseillée dans ce cas !)

On pense aussi à sa stabilité statique ( initiale)  , et sa stabilité secondaire , qui sont des éléments de confort et de sécurité incontestables ; si quelques-uns sont capable d’eskimauter en piscine , reproduire la manoeuvre en mer formée , avec le froid , le stress , et l’effet de surprise sera une toute autre affaire … Là,  l’aide d’un simple paddle float pour remonter à bord d’un kayak assez stable sera appréciable , même si normalement on doit pouvoir compter sur ses équipiers pour une aide a retrouver le bord …. Et par mer calme quel confort de remonter a bord après la baignade sans aide extérieure !

On pourra aller plus loin en évaluant le comportement par vent de travers :

-si le bateau a le nez qui remonte au vent il est « Ardent » …

-si au contraire il fuit le vent en abattant , il est « Mou ».

-Enfin si il conserve sa trajectoire il est « Neutre » , ou « Indifférent « .

Certain bateaux sont équipés (ou peuvent l’être, attention au prix ..) de gouvernails ou de  dérives réglables en profondeur pour compenser ces comportements . Cela complexifie le maniement mais peut s’avérer très confortable . Pour ma part mon choix va plutôt sur le gouvernail: il ne prend pas de place dans les coffres , bloqué en ligne droite il a l’effet d’une dérive , et laissé manoeuvrable il me permet de naviguer facilement à la voile , ce qui pour moi fait partie intégrante du plaisir du kayak . Je ne suis pas un puriste comme vous l’aviez remarqué 😉

Ces critères de stabilité de forme et de route peuvent varier en fonction de la répartition de la charge à bord , poids du matériel embarqué,positionnement des masses etc… elles  diffèrent rarement avec le pagayeur seul à bord , les réglages de sieges étant très limités sur le plan longitudinal ( du moins sur les kayaks rigides , car sur les pliables et les gonflables il est souvent possible de faire grandement varier la position du pagayeur , ces bateaux étant rarement pontés et jupables) . 

La maniabilité :l’aspect directeur (tendance à aller tout droit) est assez sympa pour tailler la route , mais pour se faufiler entre les cailloux , cela peut devenir énervant . Devoir incliner fortement le bateau a contre gite pour tourner est assez contraignant . Un bateau trop maniable sera a l’opposé instable en direction et nécessitera beaucoup d’efforts pour aller droit .

Le compromis est un bateau maniable doté d’un gouvernail qui sert de dérive pour stabiliser la route et qui sera joueur entre les caillous safran relevé . 

Le poids du bateau : le plus léger est le mieux ? Pas si sur, sauf pour la manutention  ! Car lors de longues balades vous constaterez que sur une mer un peu hachée un bateau chargé peut s’avérer aussi rapide qu’un bateau léger … Pourquoi ? simplement parce que l’inertie permet de conserver la vitesse avec des chocs sur le clapot . Par contre la relance pour augmenter la vitesse sera plus consommatrice d’énergie . Ces différences de poids seront souvent effacées par les différences de concept des bateaux que vous essayerez ; à moins de comparer deux bateaux identiques en tous points sauf pour le poids , ce qui est rarement le cas . Bien sur comparer un bateau de 15 kg avec un bateau de 30kg n’est plus raisonnable  !… 

Bien sur si le bateau doit être utilisé par deux personnes de poids et tailles assez différents , les lignes d’eau ne sont plus identiques ;  il sera primordial de l’essayer dans les deux configuration . Ce facteur fera varier , la stabilité  ainsi que le comportement au vent . 

Le choix final ne se fera probablement pas sur les performances brutes, mais sur le compromis que vous aurez défini : Prix , Poids , capacité d’emport , confort en navigation , sécurité passive importante si vous décidez de vous promener seul le long de la cote etc … 

Et quelques mois ou années plus tard , au moment ou l’envie de changer vous reprendra, vous constaterez que vos critères auront changé  .  Le bateau choisi ne sera de toutes façons pas le même car votre expérience , et vos envies auront, elles aussi, évoluées .

D‘où l’importance d’essayer VOUS MÊME le bateau avant de l’acheter 🙂

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une passion pour le kayak et les engins a propulsion naturelle : propulsion humaine , vent ..

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