Trouver la limite ..

Que ce soit dans l’utilisation du matériel , dans son propre niveau de pratique ou dans le couple moi/ mon engin , cette limite ou plutôt ces limites seront intéressantes à toucher pour autant que ce soit dans un environnement suffisamment sur ..

J’ai tendance a dire dans ce cas présent que je me sus pris une bonne «rouste» lors de ma dernière sortie en surfski .

Pour éviter de réagir à chaud , presque un mois est passé , le mauvais temps aussi ..

Prendre chaque élément ..

-Le bateau . Ses limites sont liées au niveau de pratique de l’utilisateur , c’est certain ; cependant une analyse objective tant théorique que pratique montre que le bateau est «mou» c’est à dire que sa prise au vent a l’avant est supérieure de loin à la prise au vent de l’arrière ce qui entraine lorsque le vent monte fort une quasi impossibilité à revenir vent de face des lors que l’on s’en est éloigné . le bateau abat inexorablement .

-Léquipement du pratiquant :
J’ai mis (allez savoir pourquoi?) un gilet qui est «un peu serré» ce qui m’a comprimé la cage thoracique et quand j’ai du lutter dans les vagues je me suis pris un essoufflement qui m’a diminué fortement . Ce gilet inutile car je portais une combinaison néoprène a ma taille ( elle ne me comprime absolument pas ) a été une des origines de la «rouste»

-Les conditions : vent 25 a 28 noeuds Nord Est , vagues environ 1m . a 1,5m sur les hauts fonds . Déferlant a environ 50m du bord .
DCIM100GOPRO

Fort de belle sorties de surf sur le même site par vent d’Est avec 22 noeuds , j’ai sous estimé la tendance Nord Est or ce Nord a entrainé un courant de surface très marqué que j’évalue a environ 2 a 3 noeuds perpendiculaire à la plage ; à chaque chute la dérive vers le mauvais endroit était inexorable .

Ces éléments cumulés m’ont placé dans un courant portant vers le haut fond , donc vers plus de courant et plus de déferlantes . Bien sur les chutes successives m’ont fatigué , la remontée à bord, bien que de difficulté raisonnable sur le « Oscar », m’a de façon répétée usé aussi .

Les kiteurs présents ont été très sympa et m’on apporté le soutien moral ( et même plus) en me demandant souvent si j’étais en difficulté , solidarité des gens de la glisse ..

Revenu au bord , dans les galets et brassé et épuisé a nager pour rejoindre la cote , j’ai quitté le gilet , soufflé et repris la mer car avec ce vent porter le bateau seul dans le parking aurait mené a une dégradation certaine dans cet environnement hostile . il m’a fallu plus de 20 minutes et de nombreuses gamelles pour sortir des déferlantes et rejoindre mon point d e départ situé pourtant a moins de 100m en ligne directe .

DCIM100GOPRO

En conclusion a l’avenir je ferais attention a :
Ne plus porter de gilet volumineux sur le devant , je m’étais déja battu pour remonter à bord avec celui ci .
Ne plus porter de gilet trop petit me comprimant la poitrine .
Realiser une meilleure analyse du courant engendré par le vent lorsque celui ci n’est pas dans le même axe apparent que la houle .
Me méfier du comportement mou du bateau qui le rend très physique a utiliser dans des conditions de navigation vent de travers .
Assurer une meilleure fixation de mon sac étanche sur le pont arraché par la violence des vagues dans la mousse .. Car sans le kiteur qui me l’a rapporté gentiment j’aurais paumé téléphone et clefs de la voiture 😦 j’avais ramené au bord plusieurs kiteurs et leur matériel , échange de bons procédés , chacun peut un jour se trouver en galère pour des raisons techniques ou physiques ..

Simple rapport d’une session instructive mais harassante d’une heure trente seulement avec 25 minutes de natation et remontées a Bord . 🙂

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À propos

une passion pour le kayak et les engins a propulsion naturelle : propulsion humaine , vent ..

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Publié dans essais de kayaks, sécurité et réglementation, surfski
4 comments on “Trouver la limite ..
  1. petite frayeur ….sympa les kite surfeurs

    • pinkandy dit :

      un échange de bons procédés en ce qui me concerne , ayant pratiqué la planche plus e 20 ans et ayant suivi de près les débuts des frères LeGaignoux , on a forcément des sensibilités communes 😉

  2. Pierre viannay dit :

    Bonjour Andy,

    Et bien, quelle aventure……j’imagine que cela va t’inciter à encore plus de prudence…Ne crois tu pas qu’il aurait été judicieux de sortir à plusieurs pour ce genre d’exercice ?

    Toutes mes amitiés.

    Pierre

    • pinkandy dit :

      La prudence est une de mes préoccupations , et le fait d’être plus d’une cinquantaine sur l’eau est un éléments de sécurité il est vrai .

      Ceci dit un autre kayakiste ne m’aurait probablement pas été d’une grande aide contrairement aux kiteurs ,car des ces conditions de déferlante même modérées près du bord avec une plages de galets et roches ( environ 1,2m ) a moins de ne pas avoir peur de casser son bateau ou de se retrouver a deux dans la panade il n’y a pas grand chose a faire .

      Je pense que l’on doit au maximum être capables de se débrouiller seul ou ne pas sortir .

      il m’était possible de rejoindre facilement un endroit abrité mais dans ce cas longue distance a pieds pour aller chercher la voiture donc étant capable de le faire je suis rentré a mon point de départ .

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