la réglementation actualisée ..maj 15/07

Étant donné que l’on trouve un grand nombre d’ interprétations de la D 240 , je pense qu’une petite revue du texte peut être utile .. En tentant d’éclaircir au mieux ..

en Introduction une petite anedote vécue ..

le vent est fort force 5 environ et les vagues seraient propices a un petit surf , néanmoins le vent porte vers le fond de la baie et non vers ma plage de départ .. un déssallage avec le AIRIS 8 qui n’est pas équipé d’une lignede vie , et je n’ai pas de leash … je chute a l’eau , le temps que j’emerge le bateau s’éloigne déja , j’ai la pagaie en main qui me freine dans ma nage vers mon bateau et ils ‘éloigne bien plus vite que je n’avance … tout va bien car un pote présent en kayak va aller me chercher mon bateau pendant que je patauge ..en moins de 2minutres il était déja a plus de deux cent mètres .. sinon .. retour a la plage la nage avec ou sans la pagaie , abandonner du matériel vaut bien mieux que de boire la tasse .. et perdu le bateau ..

En conclusion , le texte qui annonce « Un dispositif doit permettre au pratiquant de rester en contact du flotteur et de remonter sur l’embarcation » va bien dans ce sens , être relié à son embarcation évite tout simplement de se retrouver seul en mer et sans bateau .. c’est une simple logique de survie que j’ai appris a peu de frais et je trouve judicieux que de le rappeler dans un texte qui se veut malgré tout libéral par rapport aux anciennes normes …

Sur le site du ministère :
Ici http://www.developpement-durable.gouv.fr/Kayaks-et-avirons-de-mer-stand-up.html
On trouve le texte original que j’ai repris plus bas . Et sur lequel je me permet quelques remarques toutes précédées de =>

Kayaks et avirons de mer, stand up paddle, pirogues et engins de plage
24 février 2015

Définition de deux types d’embarcation :
les engins de plage : les embarcations propulsées par l’énergie humaine dont la longueur de coque est inférieure à trois mètres cinquante ou qui ne sont ni auto-videuses, ni étanches ou qui ne satisfont pas aux exigences de flottabilité et de stabilité de la division 240 (article 240-2 09 § 7)
=>La notion d’embarcation « étanche» m’échappe un peu .. En effet soit le bateau est autovideur , par des trous situés dans le plancher et le double fond , surf skis, SOT classiques , soit le bateau est creux et ponté ou non .. Dans ce cas il est considéré comme étanche ?
Si tel est le cas nous devrions simplement du fait de la logique disposer d’un moyen d’assèchement , pompe ou écope plus éponge etc .. Même à 300m du bord …

Les embarcations autres que les engins de plage : sont auto-videuses
=>Rappel = La notion d’autovideur est possible avec un bateau ponté et rendu étanche par le biais d’une jupe en place.
ou rendues étanches, et qui satisfont aux exigences de flottabilité et de stabilité de la division 240 (article 240-2 09 § 7). Repris ici:
VII. Les embarcations propulsées par l’énergie humaine qui ne sont pas des engins de plage doivent répondre aux exigences suivantes :
– Les parties exposées aux intempéries évacuent en permanence par gravité l’eau reçue, l’embarcation est alors considérée comme auto-videuse.
– Si la structure de l’embarcation ne répond pas à l’alinéa précédent, le flotteur peut être rendu étanche au moyen d’une jupe assujettie à l’utilisateur ou de bouchons de trappes étanches reliés à la coque.
– Les embarcations disposent d’une ou plusieurs réserves de flottabilité leur permettant de flotter avec la charge maximale admissible en cas d’envahissement total du flotteur.
Dans ce cas, la flottabilité résiduelle nécessaire est assurée par une combinaison de la flottabilité des matériaux de la structure, de volumes de flottabilité gonflés en permanence, de mousse à cellules fermées ou de compartiments étanches.

– Cette flottabilité résiduelle est vérifiée en eau douce, et par vent et hauteur de vague nuls, en remplissant complètement l’embarcation d’eau, y compris les compartiments qui ne sont pas étanches, puis en la chargeant de gueuses d’une densité égale ou supérieure à 7, à raison de 15 kg par personne pouvant être embarquée et 1,5 kg simulant le matériel d’armement et de sécurité. Les gueuses se trouvent, lors de l’essai, aux emplacements des masses qu’elles simulent.
Lors de cette vérification, après envahissement, la partie la plus haute de la structure doit émerger d’au moins moins de 2 cm. De plus, les stabilités transversale et longitudinale restent positives.
Les engins gonflables doivent satisfaire à ces conditions avec la chambre à air de plus grand volume complètement dégonflée.
=>Ce point est très important , en effet si c’est le plancher qui est le plus grand volume c’est évident , si par contre c’est un boudin latéral ce point est à vérifier .en outre il existe souvent deux volumes identiques ( volume et forme ) donc en dégonfler un seul semble logique et dans ce cas la stabilité transversale diminue considérablement.
Leur propulsion est assurée par des pagaies pour les pirogues et les kayaks, par des avirons pour les autres embarcations.
Le kayak de mer est doté d’un dispositif intégré ou solidaire de la coque qui permet de caler le bassin et les membres inférieurs.
=>On voit que le «Kayak de mer» dispose d’ un statut particulier sans avoir de réelle définition autre que celle ci ….

Conditions de navigation
Engin de plage  : jusqu’à 300 m d’un abri
Autovideur ou rendu étanche. L’embarcation doit être construite avec des réserves de flottabilité conforme à la réglementation. :
=>Attention un stand up paddle gonflable ne comportant à ce jour qu’un seul volume de flottabilité ne peut être qu’un engin de plage et doit rester dans la bande des 300m; pour un rigide il est considéré comme auto-videur de fait .
jusqu’à 2 milles d’un abri : navigation diurne. Un dispositif doit permettre au pratiquant de rester en contact du flotteur et de remonter sur l’embarcation et repartir seul ou avec un accompagnant.
=>Attention ici on parle de rendre solidaire du bateau le pratiquant ce qui impose un leash entre pagayeur et bateau.
=>Il faut également être en mesure de regagner le bord seul avec l’aide d’un dispositif; il n’est pas fait état d’une remontée possible sans dispositif ce qui est pourtant le cas de bien des KG et autres surf skis ou SOT…

jusqu’à 6 milles d’un abri : navigation diurne. Cet éloignement est interdit aux stand up paddle. Navigation de conserve à 2 embarcations minimum. Chaque groupe de 2 embarcations doit disposer d’une radio VHF d’une puissance minimum de 5 watts, étanche, qui ne coule pas et accessible en permanence.
abri : tout endroit de la côte que l’engin et le pratiquant peuvent aborder, sur lequel ils peuvent trouver refuge et d’où ils peuvent repartir sans assistance. Cette notion tient compte des conditions météorologiques du moment.
=>Ici l’abri a une autre définition que dans la D 240 ; il devient «peuvent aborder et repartir sans assistance » et non plus comme D 240 «20. Abri : tout lieu où un navire peut soit accoster soit mouiller en sécurité».
=>Ce qui est très différent , en effet le long d’une falaise protégée du vent et de la houle on peut mouiller mais pas débarquer .

auto-videur : navire dont les parties exposées aux intempéries peuvent en permanence évacuer par gravité l’eau accumulée. Sont considérés comme auto-videur les navires dont les ouvertures de pont et les parties exposées sont protégées par un moyen d’obturation empêchant la stagnation de l’eau, telle qu’une jupe,un prélart, ou un capot à condition que ces dispositifs soient efficaces contre les vagues qui viendraient s’y abattre.

Matériel obligatoire : aucun matériel n’est obligatoire pour la navigation jusqu’à 300 m d’un abri
≤ 2 milles Basique

équipement individuel de flottabilité par personne X
moyen de repérage lumineux X
dispositif de remorquage X

≤ 6 millesCôtier = basique +
radio VHF (5 watts minimum, étanche, qui ne coule pas)   X
3 feux rouges à mains   X
compas magnétique ou dispositif VHF   X
carte(s) marine(s)   X
moyen de signalisation sonore (sifflet)   X
RIPAM   X
descriptif de système de balisage   X
 =>Dans cette liste et sauf erreur de ma part il manque :
=>le lien entre l’utilisateur et son bateau .
Pour ma part je déplore que le lien pagaie utilisateur soit absent . Les détracteurs vous diront que les deux leashs s’emmêlent ils ont raison sauf à réaliser un leash pagaie-poignet et en continu pagaie-bateau dans ce cas on peut se désolidariser des deux en une fois ( sécurité sur le poignet largable ) et ils ne peuvent ainsi pas s’emmêler entre eux ..
=>il manque le dispositif d’assèchement.( pompe , écope selon le bateau)
=>il manque également le dispositif de remontée à bord . ( paddle float ou autre système si nécessaire )
=>attention le moyen de repérage lumineux doit être flottant ,étanche et DOIT ETRE RELiE à l’usager. Il est préférable qu’il soit visible sur 360° mais ce n’est pas obligatoire , une lampe étanche flottante suffit .

Désormais, depuis le 13 mai 2014 toute embarcation propulsée par l’énergie humaine qui effectue des navigations à moins de 2 milles d’un abri est dispensée de l’obligation d’immatriculation et des marques extérieures d’identité. En cas d’immatriculation, celle-ci doit être lisible afin de faciliter l’identification ou une copie, doit se trouver à bord.

=>Comme on le voit chaque texte est sujet à des interprétations différentes possible c’est pourquoi je vous conseille d’emporter la copie du texte officiel
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Kayaks-et-avirons-de-mer-stand-up.html
et non la norme qui est fastidieuse et englobe TOUS les types de navires .

Bonnes navigations à tous en ce bel été !

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une passion pour le kayak et les engins a propulsion naturelle : propulsion humaine , vent ..

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